• Diane Garance

#Cécile Ama Courtois

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Hello les piliers !


Je commencerais ce post en vous souhaitant un belle année 2022. Qu'elle vous apporte joie, bonheur et avant tout la santé.


Pour cette première interview de l'année, je vous invite dans l'univers de Cécile Ama Courtois. Elle se dévoile au travers de ses réponses. J'espère qu'elle vous donnera envie de la lire.

 

Cécile Ama Courtois

Bonjour et bienvenue. Peux-tu te présenter en quelques mots ? Hello bonjour !!

Je suis Cécile Ama Courtois, Ama pour les intimes, et j'écris des histoires...

J'aurai quarante-huit ans le vingt-sept février, selon l'état civil, mais comme je suis une fée, le temps n'a que peu d'impact sur moi. En fait, j'ai arrêté de compter à dix-sept !

Je suis mariée et j'ai deux merveilleux garçons de dix-neuf et vingt et un ans que j'idolâtre (ce sont des rock stars).

Passionnée de chevaux depuis ma plus tendre enfance, de lecture depuis que je suis en âge de lire et de chant depuis au moins aussi longtemps, j'ai également toujours raconté des histoires... depuis que je sais parler. Ce qui a failli rendre fous mes parents et mes trois sœurs... à de nombreuses reprises.

Depuis que j'ai décidé de me consacrer "sérieusement" à l'écriture, j'ai dû faire des choix et abandonner pas mal de choses. J'ai vendu mes chevaux, je ne chante plus que chez moi et je lis moins qu'avant. Mais le plaisir d'écrire est d'être lu vaut bien ces sacrifices.


D'où te vient la passion de l'écriture ? J'ai toujours aimé inventer des histoires. J'ai soulé ma famille et mes amis avec ça pendant des années avant qu'un début de maîtrise de l'écriture ne me permette de les coucher sur papier. Mais les écrire et les garder pour moi ne me suffisaient pas. Ce que j'aime vraiment, c'est partager les mondes qui peuplent mon imaginaire. Transmettre les valeurs et les émotions qui m'animent. Créer, enseigner, pousser, provoquer, faire bouger les choses.


Depuis quand écris-tu ? En réalité, je me suis essayée à l'écriture de romans quand j'étais au lycée, sur des cahiers. C'était très mauvais et je n'ai jamais apprécier d'écrire à la main. Ce n'est que quand j'ai eu un ordinateur à moi (j'avais 30 ans) que j'ai enfin vraiment pris plaisir à écrire. Et c'est en 2008, suite à un défi, que j'ai commencé pour de bon à écrire un vrai roman... c'était ce qui allait devenir le premier tome de La Dernière Guerre des Dieux.


D'un point de vue "création", quelle est ton étape préférée ? Et celle qui te plaît le moins ? Je trouve que toutes les étapes sont passionnantes, de la première étincelle d'idée à la finition de la mise en page, en passant par la recherche des ingrédients, la marinade, les différentes phases de cuisson, le mijotage, la rectification de l'assaisonnement...

Ce qui est le plus long et qui demande le plus de patience et de persévérance, selon moi, c'est l'écriture proprement dite. Trouver les bons mots, les plus belles tournures de phrases, articuler les scènes entre elles, les rendre crédibles, passionnantes, insuffler de la vie aux personnages et que tout sonne juste... c'est passionnant, mais c'est également souvent long et fastidieux.


Quel est ton genre littéraire ? Principalement la Fantasy, mais je me suis essayée au fantastique, un tout petit peu à la SF (j'aimerais y revenir) et à la romance, qui est mon deuxième genre préféré.


Parle nous de tes ouvrages Mon premier roman s'appelle "Ève aux sables dormant":

C'est l'histoire d'un étudiant en archéologie qui effectue un stage de 6 mois dans la vallée des rois, en Égypte, sur un chantier de fouilles très particulier :

les ossements déterrés à l'intérieur d'une colline datent des origines de la vie sur Terre... mais il fait soudain une découverte qui va, non seulement changer sa vie, mais également tout ce qu'on croyait savoir sur l'histoire de la planète... et l'avenir même de l'humanité.

Ce roman mêle aventure, romance, fantasy et poésie. Il a été écrit à destination des adultes, mais j’ai été très agréablement surprise du nombre d’adolescents, parfois très jeunes (11 ans) qui l’ont lu et adoré.


Résumé :

Laissez-vous emporter par le souffle brûlant du vent des sables, intriguer par d'anciennes légendes, bercer par la poésie des étoiles, charmer par une histoire d'amour hors du temps...

Étudiant en Égyptologie, Guillaume participe à la plus incroyable fouille archéologique jamais réalisée. Un chantier où chaque strate mise au jour dévoile des vestiges toujours plus anciens. Plus vieux que les premiers hommes. Antérieurs aux tous premiers dinosaures. Remontant jusqu'aux origines de la vie connue. Puis plus loin encore… jusqu'à des créatures qui peuplaient la Terre avant cela. Des êtres disparus depuis des millions d'années.

Quand Guillaume découvre un squelette incroyable, d'étranges rêves commencent à peupler son sommeil. Ces rêves vont, non seulement bouleverser son cœur et sa vie, mais ils vont aussi changer le cours de l'Histoire.

*****

Nordie est une romance médiévale fantasy.


L'histoire se passe dans un monde que j'ai créé, mais qui ressemble beaucoup à notre haut moyen-âge.

Guilendria est amoureuse du meilleur ami de son frère depuis l'enfance. Et ça tombe bien, parce qu'ils sont promis l'un à l'autre. Sauf que lui a d'autres projets, d'autres ambitions : faire carrière dans la prestigieuse Garde Royale et éradiquer le fléau que représentent les écumeurs.

Alors quand, par un coup du sort, il devient l'héritier du domaine familial et se voit contraint d'assumer sa charge : quitter l'armée, gérer le domaine, se marier, produire un héritier... tous ses rêves s'écroulent et il devient amer et sombre.

Après deux ans d'un mariage catastrophique, le château de Deijan et Guilendria est attaqué par des écumeurs...


Ce roman est le premier tome d’une trilogie. Il est pour le moment épuisé et n’est plus édité mais je projette d’écrire la suite (deux tomes), puis de sortir la trilogie quand tout sera prêt. Peut-être en 2023 ou 2024…


*****

La délégation, est le premier tome d'une saga fantasy en quatre tomes appelée La Dernière Guerre des Dieux.


Mille ans ont passé depuis les Ères Noires. Pourtant elles restent une cicatrice que la paix n’a pas totalement effacée. Depuis que l'Unique a exilé Mörk Örn et ses Hordes dans une autre dimension, les peuples de Gahavia reconduisent leur alliance tous les dix ans lors de l'Assemblée des Nations, chez les Hauts-elfes.

Cette année, c'est au tour du prince Edoran d'y représenter son royaume : la Lycantie. Avec une délégation d'émissaires métamorphes, il entreprend un voyage aussi périlleux qu'exaltant à travers le continent. Idéaliste et chevaleresque, Edoran va se retrouver plongé dans la pire tragédie que son monde ait connue depuis un millier d’années.

Il découvrira alors que nulle paix n'est éternelle...


Edoran, un prince lycante, est envoyé en mission diplomatique chez les elfes avec une délégation de métamorphes. Il doit rapporter le Livre, parchemin sacré des peuples de Gahavia, à la Haute-Reine des elfes, lors de l’assemblée décennale des nations. Jeune, un brin idéaliste et pétri de certitudes, il va découvrir que le monde, et les gens qui l’habitent, ne sont pas ce à quoi il s’attendait. Des rencontres fascinantes, surprenantes, effrayantes, dangereuses ou dérangeantes vont émailler son voyage et ébranler ses croyances. À l’arrivée, il ne sera plus tout à fait la même personne qu’au départ, et heureusement ! Parce que c’est là que la véritable aventure va commencer !


Avis de lecteurs :

"Il est des livres qui ne se racontent pas, mais qui se vivent, celui-ci en est un !! Acceptez de prendre le temps... un temps, plus lent, afin de découvrir un univers très riche, très imagé, très complexe, comme ils le sont souvent dans la Fantasy de qualité."

- Blog Au Fil des Mots

"De la bonne fantasy comme je l'aime !

Le monde est vraiment bien travaillé et on s'immerge facilement dans Gahavia. On s'y croit ! Les peuples, leurs coutumes et leurs croyances nous semblent rapidement bien réels et familiers." Jennifer Tellier

"J’ai adoré, dans ce premier tome on plonge dans un univers complet bien ficelé, décrit sans lourdeur, des personnages très attachants et des surprises qui font faire le yoyo à notre baromètre émotionnel !" L.Sabrina


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Le second tome de la saga s’appelle La Quête :


Après l’attaque de l’Ombre et l’invasion, puis le siège des Hordes de Mörk Örn, tout espoir semble perdu en Edheldôr. La promesse du Seigneur Elgard de rassembler une armée de coalition au sein des peuples de l’ouest permet à peine de songer à un éventuel salut. Mais dans combien de temps ?

Et combien de temps avant que Gahavia tout entière devienne la proie du Seigneur Noir, replongeant l’Ambar Neldëa dans le chaos et les ténèbres ?

À moins qu’une étrange mélodie… Trois champions… Sept gardiens… Un mage et un oracle…


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Le Duel :


Pour vous présenter ce troisième opus de La Dernière Guerre des Dieux, quoi de mieux qu'un ou deux extraits et quelques ressentis de lecteurs ?


Extrait 1 :

« — Et tu mourras sur-le-champ, de chagrin et de terreur, l'emportant avec toi dans la tombe. Ce sera toi, le vrai héros, celui qui aura débarrassé Gahavia de ce démon maléfique.

— Oui, poursuivit Malkor d'une voix morne, et les âges chanteront ma gloire, mais ça me fera une belle jambe.

— La vraie gloire n'a jamais profité aux vivants, tu sais. Il poussa un soupir résigné puis, d'un murmure étranglé, accepta son destin.

— Eh bien, va pour la mort. »


Extrait 2 :

** Pendant ce temps, Thésis luttait contre les vents violents et tourbillonnants du littoral. Elle n'avait jamais approché l'océan d'aussi près. Les embruns, les odeurs de sel et d'iode perturbaient son vol et son équilibre. Malgré tout, elle prit un plaisir enivrant à frôler à pleine vitesse le sol vert et brun de Centauria pour déboucher brutalement sur le vide bleu et blanc des falaises et de l'eau.

Quel vol ! Quelle jouissance ! Elle tournoya une ou deux fois à fleur des vagues, puis reprit de la hauteur afin de longer la crête de calcaire vers le nord. Il ne lui fallut que quelques minutes avant d’apercevoir l'impressionnante langue de roche qui brisait la rectitude de la falaise pour s'avancer au-dessus des flots. La pierre formait une pointe de seulement deux ou trois mètres de large, mais de plus d'une vingtaine de long. Elle ne reposait quasiment sur rien, défiait le vide et paraissait sur le point constant de se détacher de la muraille crayeuse.

Et tout au bout de cette saillie, telle la figure de proue d'un gigantesque navire, se tenait un centaure.**


Ils l’ont déjà lu :

« Plus intense, plus complexe, plus sombre. » Cassandra Vivier

« Toujours dans la justesse des dialogues et des descriptions, avec un style bien à elle ! » Les Trouvailles Littéraires de Farah

« L'aventure en Gahavia n'a pas fini de vous étonner et de vous emmener loin dans la noirceur de l'être vivant. » Chroniques Livresques – Gabrielle V.

« Dans ce tome, Cécile met en lumière l'ombre et dépeint des personnages réalistes avec une large palette de gris. Une course effrénée entre les mondes où la frontière entre le Bien et le Mal s'estompe. » Une loupiotte dans la nuit Saga Fantasy épique (en quatre tomes) pour adultes et grands adolescents.


Pour aller plus loin : le Livre de Gahavia est un fascicule bonus rempli d'infos sur l'univers et les personnages (offert avec le tome 1 pour toute commande du broché sur mon site).


Cette série est également parue sous le titre : Le conte des sept Chants


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Mes États d’Ama (recueil de Contes pour adultes)


De la Féerie à la magie noire, de l'amour à la haine, de la douceur à la violence, de l'émerveillement à la terreur... Cinq contes pour frémir et rêver, cinq univers différents, décalés, où les femmes prennent le pouvoir. Elles sont fortes, libres et se battent pour leur droit à être qui elles veulent.


MES ÉTATS D'AMA est un recueil de contes sorti en janvier 2019 (amazon kdp)

Recueil, parce qu'il s'agit, pour la plupart, de nouvelles qui étaient déjà parues dans des anthologies, chez divers éditeurs. Contes parce que chacune de ces histoires, sous des dehors de récit simpliste, pose des questions et soulève des problématiques humaines et sociétales très actuelles.


« Cinq contes pour frémir et rêver, cinq univers différents, décalés, pour plonger dans les mondes de Cécile Ama Courtois. Dark fantasy, fantastique, féerie, science-fiction ou romance contemporaine. De Mère-Fée à La goule au bois dormant, du Chant des Sirènes à la Sorcière aux chats... Attendez-vous à tout, ne présumez de rien, laissez-vous emporter... »


J'ai également quelques recueils de poèmes à mon actif, pour ceux qui aiment la poésie :

- Je t'aimerai - Obscurcies - La douceur de vivre




Un extrait à nous partager ?

Il s'agit d'un extrait du premier tome de La Dernière Guerre des Dieux.

Je vais vous parler des elfes, et surtout d'une en particulier : la princesse Saraë Calimehtar Elendil, fille de la Haute-Reine Aliosha Elendil et de son consort : Turgòn Calimehtar. Elle est l'héritière du Haut-Trône et donc destinée à gouverner tous les elfes de Gahavia. À devenir la personne la plus puissante et la plus influence de toute la planète.

Quand on rencontre Saraë, elle est âgée d'environs 80 ans, ce qui est plutôt jeune, puisque les elfes vivent entre 400 et 500 ans... sauf pour les plus puissants d'entre eux, comme la reine Aliosha, qui compte 860 années au moment de notre histoire.


EXTRAIT :

"Au même moment, à l’autre bout du palais, trois rouges-gorges, qui s’étaient aventurés dans une drôle de chambre toute ronde, s’envolèrent en battant frénétiquement des ailes sous le coup de la panique, chassés par d’improbables éclats de voix.

C’était une pièce insolite pour l’endroit. Le blanc des murs disparaissait sous des fresques et des tentures aux couleurs chatoyantes. Le mobilier, confortable et chaleureux, contrastait avec celui, épuré et esthétique, du reste de l’édifice. Les seules caractéristiques vraiment « elfiques » du lieu étaient le lit de pétales et la large ouverture sur un balcon spacieux qui dominait toute la colline d’Allorée.

En ce début d’après-midi, dans son cocon douillet qu’elle arpentait à grands pas indignés, pestait et râlait avec ardeur la princesse Saraë.

— Que quelqu’un m’explique en quoi il est indispensable que je porte ces kilomètres de soie et de dentelle ! Avec toutes ces fanfreluches sur le dos, j’ai l’air d’un rosier mal taillé !

— Votre Altesse, insista sa gouvernante d’une voix lasse qui sous-entendait que cette conversation avait déjà eu lieu des dizaines de fois, il s’agit d’une audience officielle de la plus haute importance, et Sa Majesté tient à ce que vous arboriez vos parures de cérémonie. Cela ne durera pas longtemps. Dès que les métamorphes se seront présentés, vous pourrez regagner vos appartements et vous serez tranquille jusqu’à demain. On ne vous obligera même pas à assister au banquet de ce soir.

— Tant mieux, parce que je n’ai pas la moindre envie de dîner avec des animaux !

— Altesse ! Comment pouvez-vous dire une chose pareille ? Ce sont probablement nos alliés les plus sûrs ! Ce sont des métamorphes, pas des bêtes ! Qui vous a mis de telles idées en tête ?

— Oh, j’ai des oreilles, tu sais, Lysia, répliqua la princesse. J’entends ce qu’on raconte dans les couloirs. D’après Celarion, ce sont des rustres à peine domestiqués qui n’aiment que se battre et dévorent leurs proies encore tièdes. Et leurs femmes sont de vraies… enfin… elles ne pensent qu’à… tu sais quoi.

— Ah, Votre Altesse, ce n’est pas beau d’écouter aux portes ! Et encore moins de croire n’importe quelles rumeurs, surtout quand elles viennent d’un vieux vautour aigri comme Celarion.

— Lysia ! Si Mère t’entendait ?

— Sa Majesté connaît parfaitement mon opinion au sujet du chancelier, je ne lui ai jamais caché mes sentiments. Il se trouve que Celarion défend son rôle et accomplit son travail, et c’est tout ce que la reine attend de lui. Maintenant, en ce qui concerne ses prises de position, Altesse, je vous conseille fortement de ne pas les écouter et de n’en surtout tenir aucun compte !

— Alors, dis-moi, toi : ils sont comment, ces métamorphes ?

— C’est vrai qu’ils ne sont pas tout à fait comme nous. Sans doute les estimerez-vous un peu frustes. Ils manquent de raffinement et leurs mœurs sont différentes des nôtres, néanmoins n’en va-t-il pas ainsi de tous les peuples ? Souvenez-vous que c’est la diversité qui fait la richesse ! Les métamorphes sont des gens fiers et francs, pour qui l’honneur et la justice ont autant de valeur que pour nous. Leurs familles, leurs femmes, leurs enfants sont leurs plus précieux trésors et ils sont prêts à tout afin de les protéger. Mais ce qui me plaît surtout chez eux, c’est que les hommes sont de vrais hommes, et les femmes, de vraies femmes. Les métamorphes dégagent une sensualité que l’on ne connaît pas, ici. Dans leur société, on ne cache pas ses émotions, ses sentiments. C’est parfois explosif, et cela peut être effrayant pour des elfes tels que nous qui représentons tout le contraire : calme, pondération et objectivité. Toutefois, leurs réactions sont si spontanées et ferventes que c’en est émouvant.

— Tu sembles parler en connaissance de cause…

— Disons que c’était le cas des métamorphes que j’ai rencontrés. Du moins, celui que j’ai bien connu naguère…

— Tu m’intrigues, Lysia, raconte-moi ! insista la princesse, les yeux désormais brillants d’excitation. Sa gouvernante l’avait piquée au point précis où elle était le plus sensible. Celui de l’émotion. À l’endroit où elle se sentait le moins elfe. Là où elle se croyait ratée, mal fichue, écornée… là où les elfes devaient être lisses et parfaits, sans éclat autre que leur glorieuse sérénité. Là où elle n’était que feu et flamme, colère et enthousiasme, où les fracas de son rire percutaient de plein fouet les sanglots de ses larmes, là où ses yeux brillaient, où ses joues rougissaient, là où son cœur battait comme un tambour de guerre pour peu qu’elle ait songé à ce que pourrait être… celui… un jour…

— C’était un félide. Un léopard. J’étais toute jeune servante au palais et il était l’un des gardes du corps de l’ambassadeur de Métamorphia. C’était lors d’une Assemblée Décennale. Il y a longtemps. Il avait un regard de prédateur, de chasseur, et j’avais l’impression d’être sa proie. Il ne me quittait pas des yeux.

— Tu devais mourir de peur !

— Au début, oui. Puis il m’a abordée et sa voix m’a chavirée. Grave, chaude comme une caresse. Je n’avais jamais entendu un timbre pareil. Et il était gentil, il me faisait rire, il me surprenait sans cesse. Chaque fois que je le voyais, même de loin, mon cœur battait la chamade.

— Et alors, que s’est-il passé ? Est-ce qu’il t’a embrassée ?

— Il n’en a pas eu le temps, du moins, c’est ce que j’imagine. Il est parti à la fin des cérémonies de clôture, avec sa délégation… et avec mon cœur.

— Oh, Lysia, c’est terriblement triste !

— Non, Votre Altesse, c’est la vie. Depuis, je me suis mariée, j’ai eu des enfants, j’ai eu la chance de me voir confier votre éducation. J’ai eu une existence très heureuse.

— Comment peut-on être heureuse sans son cœur ?

— Nous sommes des elfes, l’élévation de l’esprit et de l’âme est plus importante qu’un chagrin d’amour.

— Pas pour moi. Je suis certaine que je ne m’en remettrais pas.

— Vous êtes différente, Princesse, c’est vrai, mais pour moi, cela n’a jamais été un défaut. Et je suis convaincue qu’au contraire, vous êtes beaucoup plus forte que vous en avez l’air. Beaucoup plus que bien des Hauts-elfes.

— Je ne sais pas si je suis forte, mais ce qui est sûr, c’est que je suis laide, grosse et hystérique.

— Par l’Unique, Votre Altesse, comment pouvez-vous dire une chose pareille ?

— Ce n’est pas moi, Lysia, c’est ce qui circule dans les corridors. Je t’ai déjà signalé, expliqué et répété que je n’étais ni sourde ni stupide.

— Et moi, je vous ai déjà expliqué et répété de ne pas écouter les bruits de couloir. Ce ne sont que des rumeurs néfastes et sans fondement. Cela ne peut que vous mener vers le bas, non vers le haut. Or c’est au sommet que résident votre place et votre destin.

— Oui, je sais, répondit Saraë d’un ton morne et blasé. Bon, de toute façon, tout ceci ne sert à rien. Je serai quand même obligée de mettre ces fanfreluches et d’apparaître aux côtés de Mère.

— Allons, ce ne sera pas si terrible, vous verrez.

— Crois-tu que tu le reverras un jour, ton léopard ? s’enquit pensivement la princesse.

— Non, je ne pense pas, répondit la gouvernante. S’il avait voulu me revoir, il aurait pris part à l’Assemblée suivante, ou à une autre.

— Tu l’as attendu ? Et il n’est jamais revenu ?

— Non. Maintenant, ajouta Lysia en empoignant une brosse à cheveux, laissez-moi vous coiffer et n’y pensons plus."


Pourquoi cet extrait ?

Il est plus représentatif de mon écriture en général, mon style, mes valeurs, ce que je veux faire passer, que de La dernière Guerre des Dieux. La saga présente un univers riche et complexe, avec des passages gais, joyeux, insouciants, romantiques, mais bien davantage de scènes sombres, avec des enjeux graves, vitaux. J'aime jouer l'alternance, j'aime surprendre, j'aime que les choses ne soient pas ce dont elles ont l'air de prime abord.

C'est pour cette raison que j'ai choisi cet extrait.


Quels sont tes projets ?

Là, tout de suite : terminer La Dernière Guerre des Dieux. J'ai écrit pas loin des trois quart du dernier tome et je veux absolument qu'il sorte en 2022, donc je ne dois pas m'endormir.

Ensuite, j'aimerais écrire la suite de Nordie (les tomes 2 et 3) et sortir la trilogie... quand ce sera prêt.

Puis... j'ai des histoires plein mes tiroirs qui ne demandent qu'à voir le jour... si les lecteurs sont au rendez-vous !


Que conseillerais-tu aux personnes qui veulent se lancer dans l'écriture ?

Je dirais : si vous croyez vraiment en vous, que vous avez vraiment des choses à dire et que vous prenez un réel plaisir à écrire, alors foncez ! Il vous faudra être persévérants, patients, ouverts à la critique, capables de vous remettre en question, de réessayer, de travailler encore et toujours plus dur, de vous former, de recommencer autant de fois que nécessaire... mais si c'est vraiment ce que vous avez dans le sang et dans les tripes, allez-y ! Faites-le.


Quelle lectrice es-tu ?

J'ai été une lectrice passionnée, avide, curieuse et éclectique. Mais avec les années, l'accès au numérique et le manque de temps, je suis devenue une lectrice gourmet. Je sais ce que j'aime, je cherche avant tout le plaisir, je suis plus exigeante sur le style et la qualité de l'écriture et si un livre ne me plait pas, que je m'ennuie ou que je bute sur des phrase mal dites, trop de fautes ou trop d'incohérences, je passe à autre chose.


En 2-3 phrases, continue ce texte.

Il est onze heures du soir, Johann regarde sa montre et se demande "Bon sang, mais où est-elle ? Lui serait-il arrivé quelque chose ? Elle n'est jamais en retard comme ça."

Il passe une main nerveuse dans ses cheveux et tergiverse encore un peu.

"Si je pars à sa rencontre, elle va se fâcher, dire que je ne lui fais pas confiance et qu'elle n'a pas besoin d'un chien de garde. Mais si je reste là et qu'elle est blessée ? Qu'elle a besoin de moi..."


Comme tu es membre du Comptoir, tu dois bien avoir une petite blague à nous raconter ?

Alors, c'est une blague que j'ai trouvée hier dans mon fil facebook (je ne suis pas allée chercher bien loin).

on est sur messenger :

*03 octobre 2016 - 22h10 - Alex

- Ok, je te dérange plus, me bloque pas !

*03 octobre 2016 - 22h15 - Alex

- Juste une dernière chose, y a moyen qu'on couche ensemble un jour ?

*03 octobre 2016 - 22h18 - Sandra

- Ahahah ! Aucune chance, mec ! Le jour où il y a une guerre mondiale, une pandémie... on en reparle ! lol. Ciao !

*17 juillet 2020 - 8h15 - Alex

- Salut...


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Peux-tu nous donner les liens pour te suivre et se procurer tes livres ?

Mais bien sûr !! Avec grand plaisir :)

mon site internet (avec boutique, vous pouvez commander directement dessus et recevoir vos livres avec dédicace et marques-pages) : clic

ma page amazon : clic

ma boutique facebook-instagram : clic

mon linktree avec tous ces liens + ceux vers mes réseaux sociaux : clic


Le mot de la fin ?

Prenez soin de vous et de ceux que vous aimez, lisez pour votre plaisir, offrez des livres, faites autour de vous la promotion de la lecture et des arts en général, soyez rock'n'roll, croyez en vous mais ne vous prenez pas au sérieux, aimez, riez, pleurez aussi et n'oubliez pas de me donner votre avis sur mes histoires ! C'est super important pour moi !

Bises...


 

Merci Ama pour cette belle interview.

Je vous donne rendez-vous le mois prochain avec une nouvelle victime.


Bizzz

Diane

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